Présentation des Services canadiens de l’ouïe

Les Services canadiens de l’ouïe, connue à l’origine sous le nom de « Société nationale des sourds et des malentendants », ont été fondés en 1940 par le Dr Harry E. Amoss, Helen McMurrich, Daisy Moss, Lewis Wood et le Dr Lorne Pierce en tant qu’« organisation qui ferait avancer la cause des personnes sourdes et malentendantes ». La principale motivation de l’organisation était de promouvoir le principe selon lequel les personnes sourdes et malentendantes sont des membres productifs et indépendants qui contribuent à la société.

L’innovation, les soins de santé et l’excellence des services ont toujours été au cœur de la vision des Services canadiens de l’ouïe : faire progresser une société sans obstacle pour les Canadiens sourds et malentendants. 

Depuis sa création, les Services canadiens de l’ouïe ont joué un rôle important dans le soutien et la satisfaction des besoins des personnes sourdes et malentendantes. Les Services canadiens de l’ouïe ont toujours œuvré avec diligence pour défendre l’accessibilité sur le lieu de travail dans des secteurs tels que les soins de santé, l’éducation et le domaine juridique. En outre, en tant que prestataire de services, les Services canadiens de l’ouïe se sont toujours efforcés de fournir une large gamme de produits et de services qui servent à éliminer les obstacles à la communication, à faire progresser la santé auditive et à promouvoir l’équité.

Parmi les principales réalisations et étapes historiques, on peut citer :

1945 — Lancement des services d’emplois 
Herb Montgomery se déplace en voiture, en petit avion et en autobus à la recherche d’emplois pour les Canadiens sourds et malentendants. Les services d’emplois se sont maintenant étendus à 11 bureaux disséminés dans tout l’Ontario.

1956 — Changement de nom
La Société nationale des sourds et des malentendants change son nom pour « La Société canadienne de l’ouïe » suivant une recommandation d’un membre du conseil d’administration formulée pour la première fois en septembre 1946. Ce qui motive cette suggestion, c’est qu’un nom plus court serait mieux adapté pour promouvoir l’organisation et que son aspect universel indiquerait que l’organisation est au service de TOUS ceux qui sont concernés par l’audition… « sa conservation, son amplification et sa perte ».

1967 — Embauche du premier audiologiste 
Le premier audiologiste clinicien des Services canadiens de l’ouïe, Errol Davis, M.A., est embauché. Les Services canadiens de l’ouïe offraient le seul service indépendant de sélection d’appareils auditifs à Toronto et ont établi la norme pour les cliniques d’audiologie dans les hôpitaux universitaires de tout l’Ontario. Au fil des ans, les cliniques se sont étendues pour inclure neuf sites répartis dans tout l’Ontario.

1976 — Annuaire national pour les téléscripteurs/télétypes/téléimprimeurs (ATS)
Les Services canadiens de l’ouïe publient le premier annuaire national des ATS et sont également à l’origine du premier réseau d’ATS en Ontario.

1984 — Lancement du programme de soutien à l’éducation 
Les Services canadiens de l’ouïe lancent un programme de soutien à l’éducation pour permettre aux étudiants à temps partiel des établissements d’enseignement supérieur d’avoir accès à des services d’interprétation, de sous-titrage et de prise de notes.

1986 — Lancement du service de relais téléphonique Bell
Après 10 ans de lobbying, de pétitions et de travail acharné, entre autres de la part des Services canadiens de l’ouïe, de l’Association des sourds du Canada (ASC) et de l’AMEC, le CRTC ordonne à Bell Canada de mettre en place un service de relais 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, en Ontario et au Québec. Pour la première fois, les personnes sourdes et malentendantes ne dépendent pas des autres pour passer des appels à leur place.

1993 — L’ASL et la LSQ sont reconnues comme langues officielles d’enseignement
L’American Sign Language (ASL) et la langue des signes québécoise (LSQ) sont officiellement reconnues comme langues d’enseignement en classe après les efforts de plaidoyer des Services canadiens de l’ouïe, du député provincial Richard Johnson, de la Deaf Children’s Society, de l’OAD, de VOICE for Hearing Impaired Children  et de CHHA Ontario.

2002 — Lancement de services d’interprétation d’urgence
Les Services canadiens de l’ouïe mettent en place un service d’interprétation d’urgence après les heures ouvrables pour les problèmes de santé et de santé mentale. En 2011, les services d’interprétation d’urgence sont étendus pour fonctionner 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 et 365 jours par an pour les urgences survenant dans les salles d’urgence des hôpitaux, les cliniques ouvertes après les heures ouvrables, les centres de crise, les refuges, les services de police, les tribunaux et les dossiers liés à la protection de l’enfance.

2017 — Nouveau plan stratégique
En juin 2017, le conseil d’administration des Services canadiens de l’ouïe approuve un plan stratégique pour 2017 - 2020. L’objectif premier de ce plan stratégique est d’atteindre un nouveau niveau de leadership national en fournissant une gamme de services et de produits mieux ciblés et plus percutants en fonction de leur importance pour la communauté, de leur viabilité financière et de la capacité de l’organisation à les fournir de manière professionnelle et cohérente.

2018 — Statut d’agrément de base 
Les Services canadiens de l’ouïe ont obtenu le statut de base auprès d’Agrément Canada. Le processus d’agrément évalue les organismes de soins de santé et de services sociaux en fonction des meilleures normes d’excellence au Canada et dans le monde. Les Services canadiens de l’ouïe sont la première organisation au Canada consacrée aux soins des personnes sourdes ou malentendantes à avoir obtenu un agrément.

2020 — Nouvelle image 
En janvier 2020, la Société canadienne de l’ouïe dévoile son nouveau nom et son nouveau logo. La Société canadienne de l’ouïe devient les Services canadiens de l’ouïe, ce qui reflète mieux notre rôle de fournisseur de services à multiples facettes auprès de la communauté des personnes sourdes et malentendantes afin de leur assurer une plus grande accessibilité. Ce changement d’appellation réaffirme également l’engagement des Services canadiens de l’ouïe à atteindre les normes les plus élevées en matière de soins de santé auditive et à établir une référence pour l’industrie.

Pour refléter cette volonté, le nouveau mantra des Services canadiens de l’ouïe, Relever la barre, est conçu pour inciter l’organisation à continuer à fournir les meilleurs services et produits et à ne jamais se contenter des succès passés.